Les 10 phrases pas complètement anodines qui prouvent que vous devez quitter votre groupe

Le 23 / 01 / 19

Ca y est, la question se pose vraiment... Il est vrai qu’une aventure au sein d’un groupe de musique, que vous en soyez leader ou accompagnateur, a toujours à voir avec une histoire d’amour. Quelque chose comme un couple, mais à plusieurs, au sein duquel les mêmes joies et peines se retrouvent mêlées, et plus ou moins rapidement les mêmes doutes avec les mêmes effets à force d’incartades et d’incompréhensions. Quelles solutions ?

Redoubler d’efforts et continuer, ou bien mettre un terme à cette relation sur laquelle pèse désormais plus de négatif que de positif ? Si vous entendez une des phrases ci-dessous, c’est sûrement la deuxième option qu’il faudra privilégier.

Et qui sait, un groupe de perdu, dix de retrouvés ?

Les phrases pas complètement anodines qui prouvent que vous devez quitter votre groupe

« Est-ce qu’on ne devrait pas cesser tous ces featurings et ces tournées en commun ? »

Ou le bon gros split de trop...

Et voilà, cela fait maintenant des années que votre groupe s’encroûte dans la routine et cherche à la pallier en organisant toutes ses tournées avec des copains, en produisant tous ses albums avec encore plus de copains, et en ne partageant plus que des moments entourés de copains. L’échangisme a du bon pour revigorer vos ardeurs en répète, mais il n’est pas une solution à tout. S’il vous coûte trop d’efforts de faire face à votre groupe et rien qu’à lui, quittez-le et courez vivre de nouvelles aventures musicales.

« Mais tu crois que j’aurais l’air de quoi si je me retrouve sans groupe à mon âge »

Ou mieux vaut jouer seul que mal accompagné...

Vous n’avez pas envie d’affronter toutes ces discussions de potes qui enchaînent les concerts et les tournées en étant « celui qui est en galère de groupe et joue de la gratte tout seul chez lui avant de s’endormir »?... Du coup, vous restez avec ces mêmes musiciens qui commencent à sentir la poussière à force de ne pas se renouveler... Il est grand temps de prendre vos cliques et vos grattes et de voir si l’herbe ne sonne pas un peu mieux ailleurs.

« Je pourrai pas être dispo pour ce concert, je dois passer le week end avec mon copain / ma copine »

Ou aimer ou jouer, il faut choisir

Cela fait déjà trois fois que vous faites le coup du week end en amoureux. Non pas que vous soyez franchement fou amoureux de votre moitié, mais sans doute, vous l’êtes de moins en moins de votre groupe.

« Et vous croyez qu’à ce concert y aura du monde ou pas ? Histoire de savoir si je mets une chemise ou si finalement, on s’en fout ? Ah les gens s’en foutent ? Ouais, donc on s’en fout quoi... »

Ou la foi perdue

Les désillusions artistiques creusent immanquablement la tombe de vos ambitions naguère nées de l’enchantement enfantin que l’on vous prêtait volontiers, aujourd’hui envolé en même temps que les spectateurs de vos dix derniers concerts. Courez à sa recherche. Avec un autre groupe si possible.

« ........................................................................ »,

Ou le silence n’est pas toujours d’or.

Quand cela fait un mois que vous tournez et trois semaines que les heures dans le camion ne sont plus entrecoupées que par des « y a plus d’essence », des « j’ai faim » ou des « faut que je pisse absolument, que vous vouliez vous arrêter ou non », c’est que vous n’avez sans doute plus grand chose à partager que quelques notes de musique. Ce qui est tout de même un peu triste et devrait vous inciter à vous mettre au bridge, ou à un autre groupe.

« Tes solos, tes pas de danse, tes costumes, tu n’es plus le même Bryan tu sais... »,

ou tout change, en musique comme en amitié

Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con. Que fait le temps dans tous les autres cas ?   Il renvoie aux autres l’impression qu’il nous change. Alors que c’est eux qui changent, c’est bien connu. Et la plupart du temps en moins bien. Allez donc vous confronter à la belle jeunesse et vous stimuler un peu les neurones musicaux, vous y gagnerez... au change.

« Si tu ressens le besoin d’aller voir ailleurs et ben sens-toi libre parce qu’entre nous c’est fini »,

ou l’excès d’investissement

Ces derniers mois vous vous êtes engagés à jouer avec trois autres groupes, soi-disant pour arrondir les fins d’intermittence. Dans les faits c’est au moins autant pour essayer de limiter au maximum les dates et les résidences avec celui que vous accompagnez maintenant depuis trop d’années.

« Pourquoi se faire une réunion, on se verra déjà toute la soirée aux Grammy... »,

ou le succès dévastateur

Vous enchaînez les succès, les tubes à la pelle, les tournées des stades et les millions de dollars, votre groupe est devenu une machine à cash et à « jouer du best of » bien plus qu’un motif de frisson musical. Sachez vous retirer à temps, pour créer la frustration et mieux revenir.

« Tchai pas qu’est-ce que ? Oooooooh Hey ?!!! ben... quoi ? houuuuuuu, hyper chanmé... butamax... c’esrce que pas trop non plus... enfin... presque... tawaaawaartagwieul... nan mais WWOOOH !!! »,

ou l’excès de substances

Vous avez sorti votre premier album et récolté une rubrique pas pire dans les Inrocks. Vous avez fait salle comble à la MJC du coin, et votre chanteur prend déjà toutes les drogues qu’on lui propose dans des proportions dohertiennes. Après quelques mois à ce rythme il sera devenu une bouse scénique, et vous feriez bien de vous échapper de ce traquenard à temps si vous ne voulez pas finir comme lui.

« Remonte encore une fois ton ampli et tu vas avoir Marshall marqué en travers de  la gueule ! »

Un peu de friture ne fait jamais de mal au sein du foyer musical. Seulement si ça devient la norme et que vous finissez la plupart de vos concerts en vous menaçant à coups d’instruments, posez-vous des questions, ou... votre démission.

Ecrit par Cousin
Cousin Cool se situerait dans la carrière musicale entre Père Castor, Cousin Machin et Daddy Cool. 30 ans qu’il traîne sa carcasse barbue dans les salles et les studios en tant que bassiste, ingénieur du son et régisseur. Du nord au sud de l’Europe, de l’est à l’ouest de l’Amérique, Cousin Cool a bossé avec les plus grandes divas comme avec les pires crasseux. Dans la famille Cool, il n’a jamais été père ou a refusé de le(s) reconnaître. Mais chez les Cool, on est dans le son de la tête au pied, de père en fils depuis une génération, et peu importe si celui de Cousin l’a abandonné à la naissance. De cela comme de tout sauf du son, Cousin se fout complètement et on le lui rend bien.

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