C'est officiel, la musique est une drogue

Le 02 / 01 / 10

Une récente étude a démontré que le fait de jouer live libérait des endorphines susceptibles de mettre les musiciens dans une sorte d'état second. Et si la musique était une drogue ?

 

 

Article librement inspiré de Performing Music Gets Us High publié sur Music Think Thank

 

Les non-musiciens seront toujours étonnés de voir avec quelle ferveur les musiciens se battent pour leur art. C'est vrai qu'objectivement, il n'y a vraiment aucune raison de faire passer ses études, son métier ou encore sa copine après la vague opportunité de jouer sa musique en face d'un public plus ou moins intéressé. On lira toujours l'incompréhension sur le visage des non-musiciens lorsque vous leur annoncerez que vous aurez fait 900km en un week-end pour aller jouer devant 60 personnes et ce, en étant à peine défrayé.

 

Mais si les non-musiciens ne comprennent pas pourquoi nous continuons à jouer, malgré les contraintes apparentes, c'est parce qu'ils n'ont jamais mis les pieds sur scène. Ils ne savent pas ce que c'est que de brancher sa guitare et d'être heureux de le faire, de voir un membre de son groupe vous sourire pendant que vous jouez quelque chose de cool, d'entendre les applaudissements du public à la fin de votre morceau.  Tout ça c'est ce qui nous pousse à continuer à donner autant de notre personne pour notre passion. La musique c'est notre drogue.
 

Nous savons que nous sommes accros, mais à quoi exactement ? Une récente étude publiée dans Evolutionary Psychology a tenté de répondre à cette question, et il s'avère que le fait de jouer sur scène libère des quantités mesurables d'endorphines (opiacés naturels du corps) au cours du concert. Cela signifie que nous ne sommes pas seulement psychologiquement dépendants à la scène, nous y sommes aussi bel et bien physiquement dépendants.

L'étude a été menée à l'Université d'Oxford par le professeur Robin Dunbar, qui voulait voir si le fait de jouer de la musique augmenterait la tolérance à la douleur d'une personne. En observant trois groupes de musiciens d'univers différents, il a découvert que le fait de jouer « live » libérait des endorphines, créant ainsi une sensation de bien-être et une légère analgésie (absence de douleur).

Désormais, vous pouvez oublier la beuh, la cocaïne ou encore la MDMA, contentez vous de continuer à jouer de la musique pour vous mettre bien. En plus, pour l'instant, c'est encore légal.

Ecrire un commentaire

Tous les commentaires sont modérés avant d'être publiés