8 TRUCS POUR SURVIVRE AUX MAUVAISES CRITIQUES SUR VOTRE ALBUM

Le 16 / 03 / 14

Ou les (sales) chroniques d’un groupe ordinaire

Il est fort possible que vous soit déjà arrivée cette mésaventure. Après des heures de répétitions, de prises de têtes, d’arrangements réécrits, de prises en studio, de jours de mixages, de prises d’anxiolytiques, de débats stériles avec votre label, votre album est ENFIN sorti. Bravo ! SUPER !!! Oui, mais. Apparement tout le monde ne se réjouit pas, car au détour d’un magazine, d’un webzine, d'un article du journal du coin, un enfant de salaud a dit du mal de votre progéniture musicale. Avant de lui dire d’aller mourir avec toute sa famille dans les flammes de l’enfer, voici quelques conseils simples à méditer.

1 – Ne réponds pas toi-même, si tout va bien tes fans s’en chargeront.

Il n’y a rien de pire que d’aller voir la maîtresse pour lui dire qu’elle n’aurait pas du vous punir. Réfléchissons, si la critique est vicieuse et mal argumentée, on peut décemment compter sur le genre humain pour s’exprimer et dire à ce méchant torche papier que sa plume mériterait de finir dans son séant, et qu’il manque viscéralement de sensibilité pour comprendre que votre groupe cartonne. 
Dans le cas contraire, c’est vrai que si la critique est juste, gardez en tête que… 

2- Une mauvaise critique peut être bonne... si l’on sait la prendre en considération

Vous êtes parent depuis peu et quelqu’un vient d’écrire dans la presse que votre enfant est un laidron décérébré ? Il est légitime que votre fierté de parent soit blessée, et que vous ayez en vie de défigurer à vie l’auteur de cette agression textuelle. Cela dit, appliqué à votre dernière production musicale, un peu de retenue sera la bienvenue. Si la forme vous heurte fort logiquement, réfléchissez au fond et demandez vous bien s’il est nécessaire de tout rejeter en bloc. Il y a fort à parier que si la personne qui a pondu cette critique connaît son métier, il y ait du bon à récupérer dans sa pensée, tout en ayant conscience que de toute façon…

3 . Vous ne serez jamais aimé de tous

Triste constat... Mais il en est ainsi, du pape à Michael Jackson, toute personne qui se fait publique subit tôt ou tard les affres de la critique. Chienne de vie...  Et on peut même dire que quoi que vous proposiez musicalement, l’écrasante majorité des personnes sur cette planète sera totalement indifférente à vos créations. Monde de merde... Le reste des gens se partageront entre ceux qui n’ont que ça à foutre de dire que ce que vous faites ne mérite pas d’exister, et ceux qui vous encensent. Votre pari sera de faire en sorte que sans vous travestir musicalement, la deuxième catégorie soit un peu plus importante que la première. Et en attendant vous vous satisferez de constater que…

4 . Une mauvaise chronique peut améliorer votre référencement sur le web.

Et oui ! Si vous n’avez pas les louanges, vous pourrez au moins constater que plus la chronique en question provient d’un site qui connaît un fort trafic, plus les lois du SEO (Search Engine Optimization, soit les forces obscures qui régissent les façons d’améliorer le positionnement de son/ses site(s) sur le web), feront qu’à partir du moment où l’article en question pointe vers votre site web, son positionnement chez Google & co sera considérablement amélioré. Toujours ça de pris, ce qui ne vous empêche pas de…

5 . Ne pas oublier votre bonne éducation.

Si vous pensez que plutôt que tendre l’autre joue il vaut mieux coller une droite, dites vous d’une part que ce sera grandement faire honte à votre chère maman qui ne vous a sûrement pas inculqué ces principes, et que cela hypothèquera à tout jamais vos chances d’être chroniqué par celui que vous appelez désormais « ce gros con de journaleux de merde ». Or il se pourrait que le bien nommé évoque dans un prochain papier du fait que vous l’attendez tous les soirs en bas de chez lui armé d’un manche de guitare pété, et que vous vous forgiez une belle réputation de psychopathe dans toutes les rédactions de France et de Navarre. Et vous n’avez pas envie de ça, d'autant que...

6 . Une mauvaise chronique peut en cacher une autre (mais bonne celle là)

Et oui, à moins que la planète journalistique se ligue contre vous pour d'obscure raisons, on imagine mal que la presse entière vous tombe dessus pour villipender des morceaux qui ne sont pour elle qu'insulte même au concept de musique et mériterait d'être punis par de la prison ferme. Non, vous aurez c'est sûr des gens qu croient en vous et soutiennent votre travail. Donc puisez en eux l'énergie nécessaire pour affronter les autres. Cela vous aidera à d'autant plus facilement...

7 . Vous façonner l’image d’un groupe cool, qui vole au dessus de la critique, tel un avion publicitaire annonçant un lâché de coupons de réductions chez votre magasin de musique préféré au dessus de la plage de vos plus belles vacances

Vous êtes sans conteste un des meilleurs groupes du monde, nan ? Bon, et bien le meilleur groupe du monde ne s’abaisse sûrement pas à rentrer dans le petit jeu mesquin d’un journaliste frustré de… quelle ville déjà ? Quel magazine au fait ? Vous voyez, vous ne savez déjà plus.. Parce que c’est pas le tout mais vous avez des succès mondiaux à gérer vous.  En tout cas…

8 . Aaaayeeez confiaaaaance...

J’ai bien connu des groupes qui ont eu des chroniques d’album assez violentes et qui s’en sont parfaitement remis pour la simple raison qu’il en va de la musique comme de la politique, la plupart des gens ont la mémoire courte.

 

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