4 raisons du succès du rock belge

Le 02 / 01 / 10

A l'heure ou le bien nommé Festival des Libertés bat son plein à Bruxelles, nous ouvrons le blog à la dernière arrivée dans l'équipe ConfliktArtsAnne-Sophie n'est pas qu'une experte en stratégie marketing et social media, elle est aussi franco-belge..ou belgo-française. Bref, en adepte du rock'n'roll d'outre-Quiévrain, elle nous livre ici quelques raisons de ce(s) succès planétaire(s).  

La Belgique n’abrite pas que le meilleur chocolatier du monde... Au coeur de l’Europe se trouve une des plus grandes fabriques de rockeurs. Une production qui se bonifie avec le temps, des tubes en puissance à chaque saison et surtout des révélations prometteuses chaque année. Si vous n’avez pas encore tout compris de l’autre rock tricolore, voici quelques raisons de son succès.

Le rock belge est précurseur

Même si le rock belge n’a été reconnu internationalement qu’à la fin des années 90, les riffs wallons et flamands n’en étaient pas à leur premier coup d’essai. Au début des années 60, le plat pays tremble pour la première fois avec le fameux Kiliwatch de The Cousins. Les ondes pirates de Radio London se propagent dans la mer du Nord et arrivent jusqu’aux oreilles des danois, des hollandais et des belges. A cette époque, des groupes comme The Jokers ou The Shakespears émergent et rencontrent un premier succès national. Mais ce sera Ferre Grignard qui attisera la convoitise d’un certain Johnny, apparemment très inspiré par le hit My Crucified Jesus du chanteur anversois. Cependant, il faudra attendre l’arrivée de dEUS, groupe mené par Tom Barman et lui aussi originaire de la ville des diamants, pour que le rock belge rencontre un succès au niveau mondial.

Le rock belge s’exporte très bien

C’est avec eux que l’exportation du rock belge démarre en 1994. Leur premier album Worst Case Scenario rencontre un succès immédiat en Angleterre et les critiques sont tellement soufflées devant l’originalité du disque qu’ils en perdent leurs mots. Quelques années plus tard, le groupe Zita Swoon fait son premier live sur MTV aux Etats-Unis. La liste des groupes de rock belges qui rencontrent le succès au-delà de leurs frontières sera encore longue. Parmi eux : Hooverphonic, Machiavel, K’s Choice, Malibu Stacy, Girls in Hawaii, Ghinzu, Puggy, sans oublier les cultes Arno, Sharko, Vaya con Dios et Plastic Bertrand. Petit pays vous avez dit ? Oui mais grande exportation ! Avec un melting pot culturel aussi secoué qu’une scène à la fin de Rock Werchter et presque 4 langues officielles, pas étonnant que la Belgique s’exporte si bien.

Le rock belge est libre

Avant son record d’exportation du rock au mètre carré, la Belgique avait favorisé son essor au sein du pays en commençant par considérer cette musique comme une culture à part entière. Contrairement à d’autres pays européens, les émissions diffusées sur les radios libres dans les années 70 n’auront que peu de procédures judiciaires interdisant leur passage, l’Etat considérant que ces radios pirates ne brouillent pas les émissions officielles. De plus, la Belgique a bénéfié du câble quelques années avant ses amis européens, les bébés rockeurs ont ainsi pu s’accrocher à MTV bien avant leurs voisins.

Les réseaux de diffusion du rock belge sont assurés

Autre avantage non négligeable, les quotas en radio et télévision sont nettement inférieurs à ceux de la France, ce qui permet une plus grande facilité de promotion média des rockeurs belges chantant en anglais. La Fédération Wallonie-Bruxelles qui s’occupe de la communauté française de Belgique organise elle-même de nombreux événements pour offrir une visibilité aux groupes de la scène rock et pop/rock, notamment le ProPulse, une vitrine promotionnelle à destination des professionnels de la culture. L’engouement de ces dernières années pour le rock belge à été tel que le label PIAS a installé l’année dernière à Paris un pôle dédié au développement d’artistes pop/rock ‘made in Belgium’. C’est sûr, le rock belge n’est pas qu’un phénomène de mode !

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